A Montauban, la CGT essuie un tir de Barèges

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Le 17 mai, la maire de Montauban Brigitte Barèges a expulsé les syndicats de la Maison du peuple, leur siège historique, sans préavis. Pour punir la CGT d’avoir hébergé des migrants et pour récupérer un bâtiment bien placé au cœur de la ville. La manœuvre était trop grossière : mardi 28, le tribunal administratif a ordonné à l’édile de rendre les clefs du bâtiment.

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Toulouse (Haute-Garonne), de notre correspondant.– Ce mardi 28 mai, le tribunal administratif de Toulouse a ordonné à la mairie de Montauban de rendre les clefs de la Maison du peuple aux syndicats qui ne pouvaient plus s'y rendre depuis douze jours. Condamnée à les dédommager à hauteur de 2 000 € pour le préjudice subi, la mairie devra, si elle rechigne à suivre ce jugement, leur verser 200 € d'astreinte par jour à compter de la notification. Cette décision judiciaire met fin à une petite histoire de la France d’aujourd'hui, où se mêlent répression syndicale, ostracisation des « migrants », petits appétits immobiliers, discours politiques nauséabonds et solidarité populaire.