Affaire Benalla: Emmanuel Machiavel contre Jean-Luc Robespierre

Par Nicolas Lebourg

Un échange entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon sur la vertu en politique, le 24 juillet à l'Assemblée, offre peut-être l'une des meilleures clés de compréhension de l'affaire Benalla. En oubliant l'éthique, “Jupiter” se trouve liquidé. Ne reste plus que le prince, machiavélien, qui légitime son autorité par la démonstration de son exercice.

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L'échange, qui s'est déroulé mardi 24 à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, a marqué les esprits. À l'adresse du premier ministre, Jean-Luc Mélenchon, patron des Insoumis, a lancé : « L'opposition a été méprisée quand elle vous demandait de venir au titre de l'article 50-1 et que vous avez préféré le Tour de France ou la buvette. [...] Puisque les fautes sont avérées, quelles sanctions comptez-vous prendre autour de vous pour que la vertu soit rétablie dans l'État ? »