Blackface à l’Opéra de Paris

Par

L’Opéra de Paris programme la Traviata de Verdi. Pour jouer le rôle d’une servante, le metteur en scène fait appel à une mezzo-soprano blanche « grimée » en femme noire. Une pratique raciste qui date du XIXe. À l’Opéra, on ne voit pas où est le problème.

Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

L’Opéra de Paris programme la Traviata de Verdi. Pour jouer le rôle d’une servante, le metteur en scène fait appel à une mezzo-soprano blanche « grimée » en femme noire. Une pratique raciste qui date du XIXe. À l’Opéra, on ne voit pas où est le problème.

La pratique serait courante. « En France, beaucoup de gens défendent le blackface dans l’opéra », explique Aliette de Laleu, journaliste spécialisée classique et opéra chez France Musique : « C’est un milieu très conservateur où le public ne s’indigne pas, parce qu’il n’est pas au courant de ce qu’il y a derrière le blackface. »

L’opéra français est en retard, notamment par rapport aux États-Unis. Ainsi, le Metropolitan Opera de New York a cessé d’y recourir depuis 2015, à la suite de manifestations et de nombreuses sorties dans la presse.

La servante se trouve à gauche. © DR La servante se trouve à gauche. © DR

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale