Face aux critiques, l'Hadopi montre ses muscles

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« L’Hadopi a tenu bon », a affirmé mercredi sa présidente Marie-Françoise Marais. Pourtant les rapports critiques et les conflits internes s'accumulent. Licencié puis réintégré, son secrétaire général Eric Walter reste suspendu de ses fonctions.

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Ce mercredi 25 novembre, la présentation du rapport annuel de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet avait quelque chose d’irréel. Critiquée, menacée de disparition, minée par plusieurs mois de conflits internes, l’Hadopi « est là, elle fonctionne et fonctionne bien », a affirmé sa présidente Marie-Françoise Marais. « Remplacée, supprimée, transférée, asphyxiée, l’Hadopi a tenu bon », martèle-t-elle en introduction de son rapport (voir ci-dessous). Ce rapport serait « le premier à ne pas tomber au milieu d’un champ de bataille, estime Marais, dont le mandat se termine à la fin de l’année. Le premier à ne pas allumer ou éteindre une polémique. Le premier lors duquel l’institution n’a pas besoin de lutter pour la survie de ses missions, pas besoin d’expliquer qu’elle n’est ni le soldat des ayants droit, ni le fils caché de la Quadrature du Net », l’association de défense des libertés numériques.