Coincé par ses propres renoncements, Macron cherche une issue de secours

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Les manifestations massives de samedi n’ont suscité aucun commentaire du pouvoir sur le fond des revendications. À peine certains ont-ils concédé la nécessité de retravailler l’article 24 de la loi sur la « sécurité globale » et de plancher sur de nouvelles propositions pour recréer de la « concorde ». Tout en continuant de dénier la nature du problème.

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Un grand silence. C’est ce qu’a opposé l’exécutif aux Marches pour les libertés qui se sont tenues, samedi 28 novembre, dans 70 villes de France. Des mobilisations massives qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes – 500 000, selon les organisateurs, 133 000, selon le ministère de l’intérieur –, mais n’ont suscité aucun commentaire de la part d’Emmanuel Macron ou de son gouvernement. Samedi soir, seul Gérald Darmanin s’est exprimé sur Twitter pour condamner « les violences inacceptables contre les forces de l’ordre », indiquant que 98 policiers et gendarmes avaient été blessés lors des manifestations.