Au procès Wildenstein, l’évasion fiscale à échelle mondiale

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Les trusts et les sociétés exotiques des Wildenstein étaient censés les protéger du fisc. Ils ont également été utilisés par le clan pour freiner les appétits des secondes épouses, qui ont été spoliées. Une dynastie patriarcale défile, sous l’œil sévère du tribunal correctionnel.

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C’est un procès quasiment déserté par les médias, mais qui dit pourtant beaucoup de choses sur notre époque. Depuis le 26 septembre (et jusqu’au 20 octobre), six personnalités et deux établissements bancaires comparaissent devant la XXXIIe chambre correctionnelle de Paris pour l’affaire Wildenstein, qui constitue vraisemblablement le plus gros dossier de fraude fiscale de la décennie. Pour mémoire, le fisc réclame quelque 566 millions d’euros à la célèbre famille franco-américaine de collectionneurs et de marchands d’art. Ce procès pour fraude fiscale et blanchiment lui fait, de surcroît, courir le risque d’une condamnation infamante, synonyme de mauvaise publicité.