Euthanasie: Olga s’est «libérée» de ses souffrances, en Belgique

Par Sarah Boucault

Cette chercheuse française, enfermée dans son corps à la suite d’un AVC foudroyant, a choisi de mourir mardi à Liège avec l’aide d’un médecin, faute d’une loi autorisant l’euthanasie en France. Olga avait confié son témoignage à Mediapart.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Olga a dit « oui » avec les yeux, hier, en Belgique, au médecin chargé dinjecter la dose prévue de barbituriques. Cette Française de 46 ans a délaissé pour toujours l’écran à commande oculaire qui lui permettait, ces dernières années, juste en clignant des paupières, d’exprimer sa colère, souvent de l’écrire en MAJUSCULES. Sa colère contre l’injustice de la vie et de cet accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a intégralement paralysée en 2007, lui coupant ses ailes de chercheuse, n’épargnant que ses capacités intellectuelles.