Encadrement des loyers: un gouvernement gêné et sans vision

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La volonté du gouvernement de poursuivre l'expérience de l'encadrement des loyers, mais sous la forme bancale promue par Manuel Valls en 2014 plutôt que de façon volontariste, traduit surtout un désintérêt pour cette question, pourtant centrale. 

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En supprimant, mardi 28 novembre, l’encadrement des niveaux de loyers dans Paris, le tribunal administratif de Paris force la main du gouvernement dans ce dossier. Pourtant, depuis sa campagne électorale, Emmanuel Macron avance à pas de loup sur le sujet. Il s’est toujours retranché derrière une absence d’avis clair, demandant à voir le bilan de la loi Alur de 2014. Mais cette position était elle-même bancale, puisque cette loi avait été dénaturée et fragilisée juridiquement par la décision, en août 2014, du premier ministre d’alors de réduire l’encadrement des niveaux de loyers dans deux communes, Lille et Paris. C’est cette réduction qui a conduit la justice administrative à annuler les décrets préfectoraux d’application de cette loi.