Vendredi 31 octobre, les conseillers généraux du Tarn, tenu par le PS, devaient décider du sort réservé au barrage de Sivens, sur le chantier duquel le jeune Rémi Fraisse a été tué ce week-end par une grenade offensive qu'avaient lancée les gendarmes. Ils ne se sont pas déjugés. Ils ont « pris acte de l'impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens ». Et renvoyé la balle dans le camp de l'Etat, qui organise mardi prochain une réunion de crise sous la houlette de Ségolène Royal, la ministre de l'écologie.Sans renoncer explicitement au barrage. Pour cause: ce projet aujourd'hui contesté et remis en cause, ils l'ont toujours soutenu.

Le 17 mai 2013, les élus de gauche (majoritaires) et de droite l'avaient approuvé par 43 voix sur 46. À l'époque, seuls un élu avait voté contre : Jacques Pagès (divers gauche). Deux communistes, Roland Foissac et Serge Entraygues, qui réclament aujourd'hui l'abandon du projet, s'étaient abstenus.