Le 11 avril dernier, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse perquisitionnent la mairie de Tarbes (Hautes-Pyrénées) pour la troisième fois en cinq mois. L’affaire est grave : la collectivité et son maire, Gérard Trémège (UMP), sont depuis plus d’un an dans le viseur de la justice, qui soupçonne l’existence d’un vaste système de trucage de plus de deux cents marchés publics. Mais une fois de plus, la perquisition ne donne rien. Les pandores font chou blanc. Les notes manuscrites ont disparu, pas un seul papier volant sur les bureaux, ni dans les corbeilles. Seuls restent en place les documents officiels et, pour les gendarmes, une sale impression de ménage qui a été fait.