Pourquoi les magistrats sont sceptiques face au plan stups de Castaner

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Alors que l’Office anti-stupéfiants est créé ce 1er janvier 2020 pour remplacer l’OCRTIS, les magistrats se méfient toujours d’une institution qui, selon eux, a continué à avoir « une gestion problématique des informateurs » malgré la mise en examen de certains de ses policiers. La police fait, elle, valoir des relations désormais apaisées avec la justice. 

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Mardi 17 septembre, à l’Évêché, l’hôtel de police de Marseille, le gouvernement est uni autour de Christophe Castaner. Trois ministres – son secrétaire d’État Laurent Nuñez, la garde des Sceaux Nicole Belloubet et le ministre des comptes publics Gérald Darmanin – entourent celui de l’intérieur tandis que ce dernier dévoile à la presse le nouveau plan national de lutte contre les stupéfiants. Et notamment sa mesure phare, le remplacement de l’Office central de répression du trafic de stupéfiants (l’OCRTIS) par l’Office anti-stupéfiants (l’OFAST, un acronyme en forme de jeu de mots faisant référence aux « go fast », ces livraisons de drogues à l’aide de grosses cylindrées, prisées par certains trafiquants) qui doit être effectif le 1er janvier 2020.