Dossier Les néonazis dans l'armée française

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Mediapart a retrouvé la trace de plusieurs dizaines de militaires et d’anciens militaires qui ne font pas mystère sur les réseaux sociaux de leur adhésion à l’idéologie néonazie. Enquête après enquête, et en dépit de déclarations outrées, le ministère de la Défense réagit pourtant a minima.

Néonazis dans l’armée : l’insupportable laisser-faire du ministère

Des militaires d’active continuent d’afficher à l’intérieur de leurs casernes leur amour du Troisième Reich et d’Adolf Hitler. © Document Mediapart
Un militaire néonazi, dont le cas avait été évoqué il y a huit mois par Mediapart, a été interpellé en novembre par des douaniers. L’armée, elle, ne l’avait sanctionné que de vingt jours d’arrêts. Ce cas pose une nouvelle fois la question de la grande tolérance de l’institution vis-à-vis de militaires fascinés par le Troisième Reich. D’autant que Mediapart a encore découvert de nouveaux cas.

Néonazis dans l’armée: le début d’un grand ménage?

France

Sur Instagram, Lucas M. s’affiche à l’été 2019 vêtu d’un T-shirt à la gloire de la Division Charlemagne, une unité de la Waffen-SS composée de volontaires français. En 2020, il intègre la Légion étrangère. © Mediapart
Florence Parly et de hauts cadres du ministère des armées se succèdent dans les médias et sur les réseaux sociaux pour condamner les militaires néonazis révélés par l’enquête de Mediapart. Le contrat d’un premier légionnaire a été dénoncé.

Une filière néonazie au sein de l’armée française

France

Montage effectué à partir de captures d'écrans sur les réseaux sociaux. Les soldats qui effectuent des saluts nazis sur les réseaux sociaux privilégient des gestes avec le seul avant-bras tendu. © Mediapart
Mediapart révèle une cinquantaine de nouveaux cas de militaires néonazis. Des hommes qui n’hésitent plus à afficher leurs convictions à l'intérieur de leurs casernes ou lors de missions menées par l’armée française. « Les éléments soulevés par l’enquête de Mediapart sont très graves », reconnaît le ministère des armées.

Néonazis dans l’armée: la longue litanie des «cas isolés»

France

Trois militaires du 17e RGP de Montauban effectuant un salut nazi. Image publiée en 2008 par "La Dépêche du Midi". © La Dépêche du Midi
Bien qu’inédits par leur ampleur, les cas de militaires français néonazis documentés par Mediapart ne sont pas les premiers. Même si le ministère des armées s’en défend, mis bout à bout, les « dérapages individuels » commencent à ressembler à un problème récurrent.

Des néonazis font carrière dans l’armée française

Extrême droite

Sur son compte Instagram, Alan, un jeune militaire du 13e bataillon de chasseurs alpins, expose un gros plan du tatouage qu’il porte sur l’avant-bras. On peut y lire : « Meine Ehre heißt Treue [Mon honneur s’appelle fidélité – ndlr] ». C’était la devise gravée sur la boucle de ceinture des SS en référence à leur fidélité à Adolf Hitler. © DR
Mediapart a retrouvé la trace d’une dizaine de militaires et d’anciens militaires qui ne font pas mystère sur les réseaux sociaux de leur adhésion à l’idéologie néonazie. Ce qui ne les empêche pas de continuer leur carrière.