Irlande: la crise joue en faveur du «oui» au traité de Lisbonne

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Les Irlandais ont voté vendredi sur le traité de Lisbonne, après avoir dit « non » en juin 2008. Mais en quinze mois, le pays a atteint un tel état de délabrement économique que les partisans du « oui »peuvent faire le plein malgré l'impopularité du gouvernement. Le choc de la crise leur permet d'espérer que la crise institutionnelle de l'Union européenne puisse être surmontée. Il restera ensuite au traité de Lisbonne à franchir l'obstacle de la République tchèque.

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Depuis le dernier référendum sur le traité de Lisbonne, l'Irlande n'est plus la même. En juin 2008, l'argumentaire des partisans du non au traité trouvait un écho particulier dans la vie quotidienne des Irlandais. Mais aujourd'hui les craintes concernant la remise en cause de l'interdiction de l'avortement, la neutralité militaire et le faible taux d'imposition des sociétés semblent apaisées. Et puis, les chefs d'Etat européens se sont engagés à garantir un poste de commissaire à l'Irlande. Initialement, le texte prévoyait la rotation de 18 commissaires, quand le traité de Nice garantit pour l'instant un commissaire pour chacun des 27 Etats membres.