Le Rallye Dakar au service de la dictature saoudienne

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Ce n’est pas pour promouvoir le sport automobile au Moyen-Orient que les inventeurs du rallye-raid ont vendu à l’Arabie saoudite l’organisation de l’épreuve qui s'élance dimanche. Mais bien pour aider le régime wahhabite de Riyad, despotique et intolérant, à améliorer son image internationale. Avec la bénédiction de l’Élysée et du Quai d’Orsay, résolus à ménager tyrans et dictateurs quand ils sont bons clients de nos industries d’armement.

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Les 322 concurrents qui prendront dimanche à Jeddah le départ du 43e Rallye Dakar – héritier du Paris-Dakar devenu pour la deuxième année de suite une sorte de tour automobile d’Arabie saoudite – pensent probablement qu’ils vont participer à une compétition sportive. Pendant douze jours, ils peuvent croire que vont être mises à l’épreuve leur aptitude à naviguer dans le désert, leur maîtrise de la conduite dans le sable et leur résistance à la fatigue. Mais ils se trompent.