Les eurodéputés invités à contrer l’influence du lobby automobile

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Les élus étaient consultés mercredi à Strasbourg sur un accord sur les tests antipollution de voitures neuves. Cet accord avait créé la polémique fin 2015, parce qu’il assouplissait certaines contraintes pesant sur l’industrie, en plein scandale Volkswagen. À l'issue d'un vote très serré, ils ont validé l'accord.

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Actualisation mercredi 3 février, 14 h. Les eurodéputés ont rejeté l'objection soumise au vote mercredi : 323 votes contre le texte, 317 pour et 61 abstentions. « Un tel vote n'a aucun sens dans le contexte de notre condamnation sans ambiguïté de la fraude aux émissions de polluants par Volkswagen », réagit la délégation socialiste à Strasbourg. Pour Karima Delli (EELV), « le vote (...) est une faute politique et une occasion manquée pour le parlement de mettre son veto à une décision à la fois illégale et anti-démocratique. Il est intolérable de savoir qu'après le scandale Volkswagen, les États-membres et la Commission aient cédé aux sirènes de l’industrie automobile en lui permettant de dépasser les normes européennes anti-pollution ». À l'inverse, Françoise Grossetête (Les Républicains, PPE) parle d'une « victoire pour la qualité de l’air en Europe » : « Le rejet de l’objection permet d’éviter le statu quo. Un statu quo qui aurait pu arranger les industriels afin de continuer à réaliser des tests peu scrupuleux. »