Faut-il reconnaître Juan Guaido à la tête du Venezuela?

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Comment interpréter l’accélération de la crise vénézuélienne ? Le Temps de Genève a recueilli deux points de vue contrastés : celui de Guillaume Long, ancien ministre des affaires étrangères de l’Équateur, qui soutenait alors le Venezuela de Nicolás Maduro, aujourd’hui chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques de Paris ; et de Maria Alejandra Aristeguieta Alvarez, représentante de la plateforme de l’opposition vénézuélienne en Suisse.

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Guillaume Long : Nicolas Maduro est reconnu par l’ONU. C’est le président élu, même si sa réélection en 2018 a été fortement contestée. Non pas parce qu’il n’a pas obtenu assez de suffrages, mais parce que l’opposition n’y a pas participé. N’oublions pas que des millions de Vénézuéliens ont voté pour Nicolás Maduro. Vu la situation catastrophique du pays, ce n’est peut-être plus la majorité, mais ces gens ne vont pas s’évaporer. Il serait illusoire de penser qu’un coup d’État ou une intervention étrangère ramènerait la démocratie.