A Lesbos, de nouvelles arrivées de migrants provoquent la colère d’habitants et d’extrémistes

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La journée du dimanche 1er mars a été émaillée de tensions sur l’île grecque après l’arrivée de plusieurs bateaux de réfugiés en provenance de Turquie. Des manifestants ont exprimé leur colère, et parmi eux, des groupes d’extrémistes.

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Lesbos (Grèce), de notre correspondante. – Le bateau pneumatique a été conduit par les autorités jusqu’au petit port de Thermis, dans l’est de Lesbos. À bord, plusieurs dizaines de migrants tétanisés sous les huées. Sur le quai, des dizaines de Grecs en rage les empêchent d’accoster. D’autres badauds regardent la scène choqués. Au loin, une poignée de gardes-côtes. Autour, des journalistes et humanitaires. Personne ne parvient à stopper la tension. « Dégagez », « Rentrez en Turquie », « Vous avez détruit mon île », « Ici c’est un mur, vous ne passerez pas », déversent-ils. Leur haine se tourne ensuite contre la responsable du Haut-Commissariat des Nations unies, prise à partie. Puis, des groupes d’hommes de mettent à courser les journalistes le long du rivage, certains sont frappés au sol. Des appareils photo finissent à l’eau. Dans le chaos, le groupe se disperse dans le village côtier d’ordinaire paisible.