Israël : la culture de l’impunité

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Un enfant palestinien d’un an et demi est mort carbonisé, son frère et ses parents ont été très gravement brûlés dans l’incendie de leur maison revendiqué par des colons en Cisjordanie. Les meurtriers seront arrêtés et traduits en justice, affirme Netanyahou. Difficile à croire : un rapport démontre qu’un Palestinien qui porte plainte contre un agresseur israélien n’a que 1,9 % de chances d’obtenir justice…

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En moins de 24 heures, la société israélienne, assoupie dans son addiction au statu quo et à la force militaire, s’est retrouvée brutalement confrontée à deux reprises à quelques-uns des principaux périls qui la minent, menacent son existence et rendent chaque jour plus utopique une solution pacifique et juste du conflit avec les Palestiniens. Le fanatisme politique et religieux, la disposition à la violence, le mépris du droit international, la sacralisation de l’occupation et de la colonisation, la conviction d’avoir raison et la culture de l’impunité sous-tendent les attentats – en apparence sans rapport l’un avec l’autre – qui ont eu lieu jeudi et vendredi à Jérusalem et à Douma, un village palestinien du nord de la Cisjordanie.