Voir Kiev en « berceau » de la Russie, une construction nécessaire à Poutine

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À travers la politique russe à l'œuvre depuis cet hiver, se fait jour un attachement viscéral de la Russie à l'Ukraine : au fond, la Russie considère Kiev comme son berceau. Une construction a posteriori, qui ne résiste pas à l'examen scientifique. Entretien avec Iaroslav Lebedynsky, historien français d'origine ukrainienne.

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Lundi 1er septembre, l'armée ukrainienne a abandonné l'aéroport de Louhansk, dans l'est, après avoir essuyé des tirs d'artillerie de « l'armée russe », selon un porte-parole militaire ukrainien. Celle-ci semble également avoir abandonné sans vraiment combattre une vaste zone du sud-est de la région de Donetsk entre le fief rebelle de Donetsk, la frontière russe à l'est et le port stratégique de Marioupol au sud, sur les bords de la mer d'Azov, selon un journaliste de l'AFP. Deux nouveaux revers pour les forces loyalistes, tandis que du côté rebelle, on semblait prêt à quelques concessions lors des pourparlers qui ont commencé lundi à Minsk avant d'être ajournés jusqu'à vendredi. Les pro-Russes ont en effet fait savoir qu'ils étaient prêts à renoncer à l'indépendance totale de leur région en échange d'une vaste autonomie, rapporte le Moscow Times, qui interprète ce geste comme une « volonté de Vladimir Poutine d'aboutir à un accord » à Minsk.