Ukraine: la révolte menace d'emporter le pouvoir

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Le soulèvement d'une partie de l'Ukraine contre le président Ianoukovitch n'a plus grand-chose à voir avec la révolution orange. Cette fois, une nouvelle génération, lasse des espoirs trahis qui ont suivi 2004, s'accroche à l'Europe pour demander des réformes radicales. Il n'est pas sûr que le pouvoir puisse y résister.

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Cette fois, il n’est pas question de couleur orange dans les rues de Kiev et sur le Maïdan, cette grande place du centre-ville, comme en 2004. Neuf années après la révolution orange et les désillusions en cascade qu’elle a suscitées, les Ukrainiens sont à nouveau dans la rue. Mais pour un soulèvement qui n’a pratiquement rien à voir avec les crises des années passées. Cette fois, ce sont deux drapeaux qui sont brandis entremêlés, et deux couleurs : le jaune du drapeau ukrainien et le bleu du drapeau européen. Pas de orange donc, pas de soutien particulier à Ioulia Timochenko, cette ancienne première ministre aujourd’hui emprisonnée à Kharkov (lire ici notre article), et encore moins à l’ancien président Iouchtchenko disparu des écrans radar de la politique ukrainienne.