Portugal: le président de l’Eurogroupe soupçonné de trafic d’influence

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La justice portugaise s’est penchée sur les « faveurs » – des places gratuites pour un clássico Benfica/FC Porto – sollicitées par Mario Centeno, nouveau président de l’Eurogroupe, auprès d’un président de club de football traînant de nombreuses casseroles judiciaires. Avant de classer rapidement l’affaire.

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À peine installé dans ses nouvelles fonctions de président de l’Eurogroupe, le ministre portugais des finances, Mario Centeno, a fait l’objet d'une enquête de la justice de son pays, qui le soupçonne de trafic d’influence pour avoir sollicité auprès du président d’un grand club de football des places en tribune d’honneur pour lui-même et son fils, laissant ainsi planer le doute, sinon sur son intégrité, du moins sur son jugement et l’idée qu’il se fait de sa fonction. En apparence anecdotique, l’affaire survient dans un contexte d’affrontement entre des juges affirmant leur indépendance et une classe politique régulièrement éclaboussée par des affaires de corruption.