Les marchés peuvent-ils pousser Berlusconi vers la sortie?

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Le président du conseil italien s'est adressé aux parlementaires pour tenter de rassurer sur l'état de l'économie. La crise de la dette frappe l'Italie, alors que son gouvernement est de plus en plus contesté. Le Cavaliere est-il menacé?

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Silvio Berlusconi, 74 ans, aurait-il trouvé adversaire plus fort que lui? Si les affaires de corruption à répétition, les scandales sexuels, et autres déroutes électorales qui ont émaillé ses mandats, n'ont jamais suffi à le contraindre à la démission, peut-être la crise de la dette en Europe pourrait, elle, pousser le Cavaliere vers la sortie. Beaucoup d'analystes sont en tout cas persuadés que les pressions des marchés sur la dette italienne doivent beaucoup à la dégradation du climat politique à Rome. Et que l'un ne sera pas réglé sans l'autre.
Discret ces dernières semaines, le président du conseil italien a attendu la clôture de la Bourse de Milan, mercredi 3 août, pour tenter de rassurer, en s'exprimant devant le Parlement: «Le pays est solide (...) et il ne faut pas suivre la nervosité des marchés», a-t-il martelé, promettant un plan d'action visant à la fois à réduire les déficits et à réformer le marché du travail. «Ce gouvernement doit travailler dans l'unité nationale pour la stabilité, la croissance et la cohésion sociale.»