Suren Erkman: «Le climat est instrumentalisé»

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Dans un entretien au Temps de Genève, le professeur en écologie industrielle à l’université de Lausanne défend une approche qui secoue certains milieux environnementalistes. Selon lui, il faut cesser de faire culpabiliser les individus et se montrer plus critique envers l’industrie.

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Étés caniculaires, inondations, incendies. De toutes parts, les signaux sont alarmants. En matière de climat, les scientifiques prévoient des transformations majeures. Tout porte à croire que nous avons basculé dans la tragédie environnementale. Il y a pourtant des experts qui tiennent des propos plus nuancés et qui avancent prudemment sur le dossier. Ancien journaliste scientifique, professeur d’écologie industrielle à l’université de Lausanne et conseiller en durabilité, Suren Erkman figure parmi eux. Être climato-critique consiste à appliquer rigoureusement la méthodologie scientifique. Dans son jardin situé sur les hauteurs de Vevey, l’homme remet en question. Certes, il est inquiet. Mais il refuse que les gens culpabilisent. « Il faut faire avec ce qu’on a », dit-il. Pour lui, une marge de manœuvre existe dans les milieux industriels. Et les technologies, actuelles ou futures, sont souvent porteuses de solutions.