En Irak, l'Etat islamique est-il sur la défensive?

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La prise, fin décembre, par l’armée irakienne de la ville de Ramadi contrôlée par les djihadistes depuis sept mois est un succès militaire incontestable pour le régime de Bagdad. Mais pas encore un tournant de la guerre contre Daech qui a riposté en exportant le djihad hors des frontières du califat.

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La reconquête, le 27 décembre, de la ville de Ramadi par l’armée irakienne et les milices tribales sunnites de la province d’Al-Anbar confirme-t-elle un reflux militaire du califat autoproclamé d’Abou Bakr al-Baghdadi, qui la contrôlait depuis le 17 mai ? C’est ce que proclament les dirigeants irakiens, désormais en mesure de revendiquer un succès significatif de leur armée, dix-huit mois après l’humiliante débâcle de la chute de Mossoul, deuxième ville du pays, enlevée presque sans combat par les djihadistes de Daech (acronyme arabe de l’État islamique).