L’Afrique imaginaire de «Black Panther», vue du Kenya: oui mais...

Par Laure Broulard

« C’est un film très important » pour Peter Anyang’ Nyong’o, père d’une des actrices vedettes et gouverneur du comté de Kisumu. Cette ville de l’ouest du Kenya a accueilli en février une avant-première mondiale de Black Panther, le blockbuster des studios américains Marvel. Mais dans le pays, d’autres voix se font plus critiques envers cette Afrique futuriste mise en scène à Hollywood.

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Nairobi (Kenya), de notre correspondante.– Il est près de 18 h 30, et la chaleur de cette fin d’après-midi, sur les bords du lac Victoria, est écrasante. Sur le tapis rouge défile la crème de Kisumu, troisième ville du Kenya : longues robes argent et or, tuniques brodées et coiffes colorées. Les invités sont accueillis par des danseurs aux costumes tigrés et au visages peints en blanc. Il faut dire que l’occasion est exceptionnelle : en ce 13 février 2018, la petite ville kényane accueille une avant-première mondiale du blockbuster Black Panther. « Ce soir, nous voulons célébrer la culture africaine et montrer ce que le Kenya a à offrir, affirme Ojany Achieng Alai, chargée du tourisme pour le comté de Kisumu. Mais avant tout, nous rendons hommage à notre héroïne locale, Lupita. »