Équateur: coup d'État, «lumpen golpe» ou déstabilisation?

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Les interprétations divergent au sujet des événements du 30 septembre, au cours desquels le président Rafael Correa a été attaqué par des policiers.

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L'Équateur a le triste privilège de passer pour le modèle original de la «République bananière» façon Tintin. Non seulement parce que le pays produit et exporte beaucoup de bananes, mais aussi parce que de multiples renversements de présidents émaillent l'histoire du pays, jusqu'à très récemment (cinq chefs d'État ces dix dernières années). Avec l'arrivée de Rafael Correa au pouvoir en janvier 2007 – et sa réélection au premier tour en 2009 – ce cycle de coups, contre-coups et démissions forcées a semblé s'interrompre. Une des principales raisons en est la popularité de Correa, homme de gauche qui se dit proche d'Hugo Chavez, sachant que la plupart des coups en Équateur ont lieu une fois que le président perd son soutien populaire. L'autre caractéristique des révoltes équatoriennes est qu'elles sont généralement fort peu violentes.