Ventes d’armes à l’Egypte: la France est de nouveau mise en cause

Par François Hume-Ferkatadji et Olivia Macadré

Alors que se tient le salon de l’armement au Caire, un document, reproduit dans une vidéo publiée par l’État islamique, semble indiquer que la France continuait de livrer des véhicules Renault Trucks Defense à l’Égypte après le massacre de Raba’a, qui a causé près de 1 000 morts civiles en 2013. Des engins régulièrement utilisés à des fins de répression interne dans un contexte dictatorial. 

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La source a de quoi surprendre les analystes qui planchent depuis plusieurs années sur les contours obscurs des contrats d’armements entre la France et l’Égypte. C’est un document diffusé par l’organisation de l’État islamique (EI) qui pourrait venir apporter une preuve de plus à leur dossier visant à démontrer « la légèreté », voire « la complicité » de la France dans « la pire crise des droits humains que connaît actuellement l’Égypte », selon l’ONG Human Rights Watch.