L'affaire Hwang, ou le calvaire d'un lanceur d'alerte

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Pour avoir dénoncé l'une des plus grandes fraudes scientifiques de l'Histoire, le faux clonage réalisé par son collègue Woo Suk Hwang, le biologiste coréen Young-Joon Ryu a perdu son emploi et a vu sa carrière scientifique saccagée. Il vient de s'exprimer pour la première fois dans la revue britannique Nature.

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En 2002, Young-Joon Ryu, l’un des jeunes biologistes coréens les plus brillants de sa génération, avait une carrière prometteuse devant lui. Il dirigeait, dans le laboratoire de Woo Suk Hwang, à l’université nationale de Séoul, des recherches qui devaient conduire à la révolution biomédicale du clonage thérapeutique. Elles n’ont abouti qu’à un scandale retentissant : début 2006, Woo Suk Hwang était contraint de démissionner, après avoir été reconnu coupable de l’une des plus grandes fraudes scientifiques de l’Histoire (voir notre article ici). Affirmant avoir obtenu onze lignées cellulaires à partir d’embryons clonés, Hwang n’avait en réalité cloné que les images destinées à prouver la réussite de la manip.