La Banque centrale européenne met la pression sur Athènes. Elle a annoncé, dans la soirée du 4 février, qu’elle n’acceptait plus les obligations d’Etat grecques comme garantie pour retirer des liquidités.
LesLes espoirs du nouveau gouvernement grec de restructurer la dette auront été de courte durée. La Banque centrale européenne met la pression sur Athènes. Elle a annoncé, dans la soirée du 4 février, qu’elle n’acceptait plus les obligations d’Etat grecques comme garantie pour retirer des liquidités. Cette décision, qui apparaît comme un coup de tonnerre, a été prise sans attendre que les négociations s’engagent réellement entre Athènes et ses créanciers. La BCE a suspendu une exception qui avait été accordée à la Grèce à condition qu’elle suive le programme de la troïka (normalement, elle n’accepte que les titres notés dans la catégorie d’investissement par les agences, ce qui n’est pas le cas des obligations grecques). La BCE a considéré que le programme ne pourrait pas être suivi dès lors qu’Athènes a refusé de collaborer avec la troïka, et a suspendu l’exception en présumant qu’un accord ne pouvait être trouvé.