Grèce : Tsipras cherche un soutien national face à l'Europe

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Rejetant la proposition européenne « absurde » d’accord, le premier ministre grec a choisi la stratégie de la tension. Après avoir différé le remboursement du FMI à la fin du mois, la menace est claire : soit la Grèce fait faillite, soit un accord est trouvé. Au parlement, il en a appelé à la responsabilité de toutes les forces politiques, dans l'espoir d'obtenir la main la plus forte possible pour négocier. 

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Est-ce le signe d’une négociation sur le point d’aboutir ? Ou celui d’une rupture ? Dans son discours de politique générale au parlement grec, vendredi 5 juin dans la soirée, le premier ministre Alexis Tsipras a, en tout cas, essayé d’obtenir un soutien politique total pour avoir la main la plus forte possible face aux créanciers internationaux. Tout en souhaitant qu'un accord proche soit trouvé, il n’a cessé de souligner combien la proposition européenne était inacceptable. « Nous voulons un accord économique viable et socialement juste. Le temps de responsabilité est venu pour tous », a-t-il indiqué après avoir insisté : « Après la décision d’hier de reporter le paiement au FMI à la fin du mois, c’est clair pour tout le monde… personne ne souhaite la rupture. »