Avec l’acier et l’alu, Trump dégaine une arme de provocation massive

Par

En annonçant des taxes sur l’acier et l’aluminium importés aux États-Unis, le président américain tente de rejouer la partition de sa campagne, fâche les grandes puissances et se plaît à choquer son parti. Il relance aussi le débat lancinant autour du protectionnisme économique. De la pire des façons. Son conseiller économique a démissionné.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

New York (États-Unis), de notre correspondant.– « J’aime le chaos. » Samedi soir, Donald Trump s’est essayé aux petites blagues lors d’un dîner mondain avec des journalistes américains. En fait, il ne plaisantait qu’à moitié. Le président des États-Unis gouverne dans la désorganisation et l’improvisation la plus totale. C’est encore pire quand il est en grande difficulté. Cerné par les affaires, en mauvaise posture à l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2018, où les démocrates espèrent reprendre le Congrès, le président des États-Unis, consommateur frénétique de télévision, a tenté de reprendre le contrôle de la télécommande médiatique, espérant sans doute changer le cours d’une présidence sous acide.