Hongrie: la «démocrature» de Viktor Orbán, ou les voies du silence

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Les élections législatives de ce 6 avril en Hongrie devraient confirmer l'emprise de Viktor Orbán sur son pays. Une mainmise de quel ordre ? Que dit-elle de l'adversité magyare comme de la détresse européenne ? Ronde danubienne autour d'un musellement annoncé...

De notre envoyé spécial à Budapest

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Le Vigadó est une majestueuse salle de concert, entre le Danube et la place Vörösmarty désormais dotée d’un immeuble avec « peau de verre » dû à « l’architecte de la transparence » Jean-Paul Viguier. Le 14 mars dernier, le Vigadó, refait à neuf grâce aux subventions européennes, accueille le premier ministre Viktor Orbán, venu inaugurer ce joyau gratifiant. Une petite centaine de manifestants protestent contre l’autoritarisme et la mesquinerie de la politique culturelle du gouvernement, avant que la police ne les fasse disparaître, comme la poussière sous le tapis, pour laisser place à l’homme fort du pays, qui prend la lumière comme personne.