En Birmanie, la crainte de la guerre civile

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Profitant d’une réponse internationale faible et divisée qui laisse la responsabilité de combattre la junte à un gouvernement civil en exil et aux organisations ethniques armées, les militaires confortent leur mainmise sur un pays livré à lui-même mais uni contre l’armée.

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Bangkok (Thaïlande).– « Les Rohingyas sont nos frères et sœurs rohingyas. À partir de maintenant et pour toujours, les appeler “Bengalis”, c’est terminé. Personne ne devrait les appeler à nouveau “Bengalis”. Parce qu’ils ne le sont pas. » Fin mars, dans un tweet, le docteur Sasa s’est prononcé pour la fin des expressions discriminatoires et a présenté ses condoléances pour la série de calamités qui s’abat sur cette communauté musulmane victime d’une épuration ethnique par l’armée birmane.