En Ecosse, l’indépendantisme s’arrime à la gauche

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Alors que les Écossais votent ce jeudi, l’universitaire Ben Jackson évoque les théoriciens d’un État écossais indépendant, tous désireux, depuis les années 1960, de le rattacher au camp d’une gauche plus ou moins radicale.

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Faut-il y voir un effet de symétrie ? Alors qu’un nationalisme anglais ancré à droite a nourri la campagne victorieuse pour le Brexit en 2016, le nationalisme écossais semblait, au même moment, se renforcer dans l’autre sens, sur sa gauche. Au risque de verser dans la caricature : à Londres, un nationalisme étriqué et agressif, nostalgique des grandeurs de l’Empire d’antan, et d’où jaillissent des saillies racistes ; à Édimbourg, un projet indépendantiste inclusif et sophistiqué, qui revendique l’accueil des migrants et l’adhésion à l’Union européenne…