Comment le Qatar tire profit de la crise avec ses voisins

Selon plusieurs sources diplomatiques, l’Arabie saoudite a prévenu qu’elle interviendrait militairement si le Qatar achetait des missiles russes S-400. Pour sa part, le cheikh Saïf Ben Ahmed Al-Thani, directeur du Bureau de la communication du Qatar, a déclaré que si son pays s’était plié aux exigences de ses voisins, cela aurait nui à la lutte contre le terrorisme et qu’il n’y aurait plus de médias libres dans la région. Un an après avoir éclaté, la crise autour du Qatar n’est pas près d’être résolue.

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À la fin du mois de mai 2018, les autorités du Qatar ont pris la décision d’interdire les importations de produits alimentaires et de marchandises en provenance des quatre pays (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn et Égypte) qui imposent un blocus contre Doha depuis un an. Tous les magasins et commerces du pays se sont trouvés contraints d’enlever les marchandises et produits fabriqués dans ces pays. D’autant que les autorités ont averti que les inspecteurs des administrations en charge des consommateurs au ministère du commerce allaient s’assurer que tous les points de vente et les centres commerciaux du pays ont procédé à l’enlèvement de ces marchandises.

Cette mesure intervient au lendemain d’un rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié au mois de mars, qui confirme l’érosion de l’impact financier et économique de la crise diplomatique sur le Qatar. Selon ce rapport, « si l’activité économique a été affectée, elle a été essentiellement transitoire et de nouvelles routes commerciales ont été rapidement établies. Le système bancaire s’est également adapté ».

La suite à lire sur le site d'Orient XXI.

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