Dossier Mégabassines, la guerre de l’eau

Six mégabassines en Charente-Maritime : la crainte d’un gouffre écologique et économique

Le Syres 17, syndicat public de gestion de l’eau, prépare la construction d’une demi-douzaine de réserves de substitution. En plus de menacer l’écologie des cours d’eau, le projet repose sur un modèle économique risqué pour les agriculteurs et coûteux pour les finances publiques.

Gilles Caprais

Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime).– Antoine* est agriculteur près de Saint-Jean-d’Angély, dans le bassin-versant de la rivière Boutonne. Il irrigue ses cultures « raisonnablement », en vertu d’un petit quota attribué par l’Association syndicale autorisée du secteur, l’ASA Boutonne. « L’irrigation, on en a besoin pour développer les cultures de fruits et de légumes. On ne se fournira pas éternellement en Espagne, il faut en être conscient. Alors, sur le principe, je ne suis pas opposé aux réserves de substitution. »

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