Pékin 2008 : les raisons de la paranoïa chinoise

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La flamme olympique est à Paris, sous haute surveillance après les incidents survenus à Londres: son parcours devient celui de la contestation des autorités de Pékin. En réponse, les dirigeants chinois réagissent avec véhémence et accusent une bonne partie de la planète de vouloir saboter les jeux Olympiques. Cette attitude fébrile révèle les angoisses d'un pouvoir qui se sait fragile. Lire également Paris et la cérémonie d'ouverture: on ne comprend plus!

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Un des grands principes de survie politique consiste à savoir lâcher du lest au moment opportun afin de calmer l'opposition. Ce sont les fameuses « pauses dans les réformes », la non moins célèbre « commission de remise à plat des décisions », ou alors les déclarations du type : « Mes chers compatriotes, je vous ai entendus ». Tout gouvernement sait que, pour préserver l'essentiel, voire pour préserver son existence face à la fronde, il lui faut composer avec l'adversaire, ou alors détourner l'attention. Les Chinois, visiblement, n'entendent rien à cet axiome de la communication politique occidentale.