Les Palestiniens, grands absents de l’élection israélienne

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Pour la première fois, le conflit israélo-palestinien n’a quasiment pas été débattu lors de la campagne pour le scrutin du 9 avril. Comme si le statu quo était la seule politique possible et la voix des Arabes-Israéliens ne comptait pas.

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De notre envoyé spécial en Israël. - « Les Palestiniens ? Quels Palestiniens ? Ils n’existent pas… » C’est une blague évidemment, s’empressent de souligner les yeux ironiques de Selim, un étudiant arabe-israélien, venu assister à Tel-Aviv à une réunion du parti de gauche Meretz, le seul à avoir placé en position éligible sur sa liste électorale des citoyens arabes. « Non seulement la question de la Cisjordanie et de Gaza est complètement absente de la campagne électorale, mais à chaque fois que l’on évoque les Palestiniens, c’est pour nous présenter comme une menace… » soupire Selim qui, à quelques jours du scrutin du 9 avril, ne sait toujours pas pour qui il votera ni même s’il glissera un bulletin dans l’urne, estimant que « la situation actuelle est complètement démoralisante ».