Tunisie: l’exil sans fin d’une jeunesse naufragée

De la région minière de Metlaoui aux îles Kerkennah, d’où ils partent pour Lampedusa, Libération a suivi la route qu’empruntent les jeunes Tunisiens sans avenir. Sept ans après la révolution, si la dictature a disparu, les espoirs de vie meilleure se sont fracassés, grossissant les rangs des candidats au départ.

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La dictature a disparu il y a sept ans en Tunisie. Seulement, elle n’a pas éteint les velléités de départ vers une vie meilleure à l’étranger. À Gafsa, des jeunes discutent de ces compatriotes qui préfèrent risquer leur vie sur des embarcations de fortune plutôt que de rester dans le pays. « La France, ce n’est pourtant pas le paradis ! La fuite, c’est débile. Moi, je pense qu’on peut faire en sorte d’être heureux là où on est. C’est dans la tête, le bonheur », dit Najla. Abir lui rétorque « Ce n’est pas que dans la tête ! Il n’y a pas de travail. Tu sais combien c’est, un salaire de serveur, aujourd’hui ? »