Brexit: Theresa May tend la main aux "modérés" travaillistes

Par
La Première ministre britannique Theresa May a appelé les électeurs modérés à se mobiliser alors que les prochaines semaines s'annoncent décisives pour la conclusion entre Londres et Bruxelles d'un accord sur le Brexit.
Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique Theresa May a appelé les électeurs modérés à se mobiliser alors que les prochaines semaines s'annoncent décisives pour la conclusion entre Londres et Bruxelles d'un accord sur le Brexit.

La chef du gouvernement britannique doit à la fois sortir les discussions de l'impasse dans laquelle elles sont tombées après le rejet par les Vingt-Sept de son plan de Chequers le mois dernier et convaincre les conservateurs de son camp qui estiment qu'elle fait trop de concessions aux Européens.

Dans un article publié par The Observer dimanche, Theresa May s'adresse à ceux qu'elle perçoit comme des déçus du Parti travailliste en raison du tournant très à gauche pris par Jeremy Corbyn.

"Je souhaite que les électeurs qui ont pu se voir par le passé comme des partisans du Labour considérent mon gouvernement avec un oeil neuf", écrit Theresa May dont la position a été consolidée lors du congrès du parti conservateur à Birmingham.

Lors de son discours devant les délégués tories, elle a estimé que la fin de l'austérité, qui dure depuis plus de huit ans, était proche et elle a promis de réformer la Grande-Bretagne au-delà du seul Brexit.

Les travaillistes ont qualifié son propos sur l'austérité de duperie et estimé qu'il s'agissait "d'une tentative désespérée de ressusciter un gouvernement défaillant".

Il semble de plus en plus probable que Theresa May aura besoin des "modérés" parmi les députés travaillistes pour obtenir l'approbation de la Chambre des communes en cas d'accord avec l'Union européenne.

Dimanche, Nicola Sturgeon, la présidente du Parti national écossais (SNP), a dit que les 35 députés de son groupe voteraient probablement contre l'accord et pourraient soutenir un second référendum sur les termes de l'accord de sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale