Début du procès de Sara Netanyahu pour fraude en Israël

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Sara Netanyahu, la femme du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, comparaissait dimanche devant la justice lors de la première audience de son procès pour utilisation frauduleuse de fonds publics.
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JERUSALEM (Reuters) - Sara Netanyahu, la femme du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, comparaissait dimanche devant la justice lors de la première audience de son procès pour utilisation frauduleuse de fonds publics.

Sara Netanyahu est accusé d'avoir commandé entre septembre 2010 et mars 2013 plusieurs centaines de repas à des restaurants payés à l'aide de fonds publics.

Selon l'acte d'accusation déposé au mois de juin, le préjudice porte sur plus de 100.000 dollars (environ 83.000 euros).

Sara Netanyahu qui est mise en examen pour fraude, abus de confiance et réception frauduleuse aggravée de biens nie les faits qui lui sont reprochés. Si elle est reconnue coupable, elle encourt une peine de cinq ans d'emprisonnement.

Cette première audience au cours de laquelle la femme de Benjamin Netanyahu est apparue tendue a été consacrée à des questions de procédure.

Sara Netanyahu, 59 ans, a fait à plusieurs reprises les gros titres de la presse israélienne et a acquis une réputation d'autoritarisme que le porte-parole de la famille Netanyahu qualifie d'injuste.

En 2017, elle a gagné un procès contre un journaliste qui avait rapporté qu'elle avait chassé à coups de pied son mari de leur voiture après une dispute.

En 2016, un tribunal des prud'hommes avait établi qu'elle avait insulté et s'était emportée contre les domestiques travaillant dans la résidence du Premier ministre.

Il est peu probable que les ennuis judiciaires de Sara Netanyahu ait des conséquences politiques pour son mari qui accomplit un quatrième mandat de chef du gouvernement à la tête d'Israël.

Benjamin Netanyahu qui bénéfice d'une bonne cote de popularité, selon les enquêtes d'opinion, accuse la presse d'opposition de mener une chasse aux sorcières contre lui. Sa femme bénéficie également d'un solide soutien au sein de l'électorat conservateur.

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