Après la réélection d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire s’enfonce dans la crise politique

Par FRANÇOIS HUME-FERKATADJI et OLIVIA MACADRÉ

Quatre jours après la proclamation des résultats de la présidentielle, trois leaders de l’opposition se retrouvent poursuivis par la justice ivoirienne pour « actes de terrorisme », « meurtres » et « attentat et complot contre l’autorité de l’État ».

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Tous les regards étaient tournés vers l’est de la ville. Yopougon, commune tentaculaire de près de deux millions d’habitants, très populaire et réputée acquise à l’opposition depuis des décennies, était en effervescence depuis la mi-août. Avec le montage de barrages, les marches sporadiques et les affrontements violents qui ont émaillé ces dernières semaines, le 31 octobre et les jours qui ont suivi, c’est là qu’on attendait l’étincelle, celle qui ferait potentiellement flamber Abidjan dès la réélection sans suspense d’Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé, proclamée mardi 3 novembre.