La justice russe impose sa (dure) loi en Crimée

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Depuis l’annexion russe, les voix d’opposition de la péninsule, au premier rang desquels les Tatars, subissent plus que jamais la lame de fond d’une justice passée du jour au lendemain d’un pays à l’autre. Rencontre avec ceux qui vivent au plus près le raidissement d’un système.

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Simferopol, Sébastopol et Bakhtchissaraï (République de Crimée), de notre envoyé spécial.– « Un jour, un mois, une année passent et on se retrouve dans un autre pays », souffle Sergueï Legostov. Né d’un père russe et d’une mère ukrainienne, basé à Sébastopol, cœur russe de la région, l’avocat de 54 ans est un routier des prétoires criméens. Depuis plus de 20 ans, il défend les accusés de toutes sortes.