Biens mal acquis: la Suisse enquête a minima sur le fils Obiang

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La Suisse, qui se dit pourtant à la pointe sur la restitution d'avoirs de potentats, a mis deux ans et demi à exécuter une demande d'entraide judiciaire française sur les cinq sociétés écrans du fils du président de Guinée-Équatoriale, propriétaires d'un hôtel particulier de 4 000 m2 à Paris. Mediapart a pu reconstituer tout l'arrière-plan helvétique de cette transaction. 

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De notre correspondante à Genève.- Ils sont avocats, gérants, agents fiduciaires et comptables. Pendant plus de dix ans, entre Genève, Zollikon (une banlieue chic de Zurich) et Fribourg, ils se sont succédé pour satisfaire les désirs et les besoins de Teodoro Nguema Obiang Mangue, le fils du président dictateur de Guinée-Équatoriale et actuel vice-président du pays, mis en examen en mars dernier en France pour « blanchiment » dans le cadre des "biens mal acquis" (BMA), dont l'arrière-plan suisse est encore peu connu.