La Turquie fait monter les enchères

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Les 28 se sont donné jusqu’au 18 mars pour examiner les propositions d’Ankara. La Turquie réclame 3 milliards d’euros supplémentaires, en échange des retours de réfugiés syriens.

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De notre envoyé spécial à Bruxelles.- Il est une heure passée, entre les murs du Conseil européen, quand le premier ministre turc se présente enfin à la presse bruxelloise. À l’origine, le sommet UE-Turquie consacré lundi 7 mars à la crise des réfugiés ne devait pas durer plus longtemps qu’un déjeuner de travail. Les discussions, de l’avis de tous, se sont révélées très compliquées. Elles ont duré 12 heures, alternance de séances plénières et de bilatérales pour tenter de dénouer les désaccords. En bout de course, il n’y a pas formellement d’accord, mais un engagement à « travailler sur les bases » fixées par les conclusions (à lire en intégralité ici). Ce qui devrait préparer le terrain, veulent croire les principaux dirigeants européens, à un accord en bonne et due forme lors du prochain conseil européen, les 17 et 18 mars.