Avec l’élection de Pachinian, «une nouvelle génération» émerge en Arménie

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Ce mardi 8 mai, le Parlement arménien a désigné un nouveau chef de gouvernement. Nikol Pachinian, tête de file des manifestations qui agitent le pays depuis fin avril, a été élu avec 59 voix. Un homme habile qui a évité l’affrontement avec Moscou.

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Dans le grand domino de l’espace postsoviétique, les gouvernements se renversaient jusque-là sur fond de tensions avec Moscou ou de volonté de rapprochement avec l’Union européenne. Ce n’est pas le cas avec l’Arménie. Depuis le début des manifestations à Erevan, déclenchées par la tentative, le 23 avril, de l’ancien président Serge Sargsian de s’accrocher au pouvoir en devenant premier ministre, la population réclame la fin de la corruption, le respect des règles démocratiques, un renouvellement de ses dirigeants. De visa en Europe ou de sortie de la tutelle de Moscou, il n’est nullement question pour ce petit pays où stationne encore l’armée russe.