Dangereuse ruée minière sur les océans

Thallium, cobalt, manganèse, nickel, or… les fonds marins regorgent de minerais. Alors que les gisements terrestres s’épuisent, États et industriels s’intéressent de très près aux ressources océaniques, dont l’exploitation aura de lourdes conséquences sur les écosystèmes sous-marins. Un nouvel enjeu écologique, alors que le 8 juin est la Journée mondiale des océans.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En février 1968, Le Monde diplomatique titrait « les richesses du XXIe siècle sont à prendre au fond des mers » et s’intéressait à l’exploitation minière en mer. Cinquante ans plus tard, force est de constater que le journal a sans doute vu juste : le XXIe siècle est en passe de voir se concrétiser des « mines sous-marines ». Épuisement des gisements terrestres, demande en métaux accrue... le constat des années 1960 est toujours d’actualité. Et avec la raréfaction des ressources apparaissent des tensions relatives à leur approvisionnement. Alors, industriels et États regardent vers des espaces encore vierges d’exploitation minière : les fonds marins.