Scandale Volkswagen: ce que font les comités d'experts bruxellois

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La décision d'assouplissement des critères sur les tests antipollution de voitures diesels a jeté une lumière crue sur le rôle des comités techniques à Bruxelles. Le travail de ces experts méconnus est-il compatible avec la démocratie dans l’UE ?

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La décision, prise fin octobre, d’alléger certaines contraintes sur les tests antipollution des automobiles diesels dans l’Union européenne a provoqué une vive polémique, en plein scandale Volkswagen. Elle a prouvé le double discours de certains responsables français en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Elle a aussi mis en lumière l’existence à Bruxelles d’une myriade de comités techniques au fonctionnement opaque, qui jouent un rôle clé pour faire appliquer les directives adoptées par les États membres, par-delà l’avis du parlement européen.

Qui sont les experts membres de ces comités ? Comment travaillent-ils avec l’hémicycle de Strasbourg ? Ces comités sont-ils compatibles avec les rouages d’une véritable démocratie représentative à l’échelon européen ? Mediapart a posé ces questions à Cécile Robert, enseignante et chercheur à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon, qui étudie depuis des années le rôle de ces experts (lire sous l'onglet Prolonger), et voit dans ces comités des pratiques « emblématiques » des difficultés avec lesquelles se fabrique la politique à Bruxelles.