En Algérie, un islam aux affaires pour assurer la continuité

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Quelques frémissements en avril dans la presse, la victoire annoncée de la coalition islamiste, et voilà tout. Présentées à la fin de l’année passée par la présidence comme le climax de l’évolution démocratique algérienne, les élections législatives de ce jeudi se situent en droite ligne des précédentes, autour d'une opposition docile.

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L’alternance, c’est maintenant. Depuis le début de l’année, c’est le petit refrain que l’on entend dans les médias algériens : le Front de Libération Nationale (FLN), au pouvoir depuis l’indépendance, passerait la main jeudi 10 mai, à une coalition de partis islamistes sécularisés, “l’Algérie verte” – regroupement de trois partis autour du MSP (Mouvement de la société pour la paix, également appelé Hamas), qui dispose déjà de quatre ministères au sein du gouvernement. Un MSP qui a d’ailleurs pris les devants dès le mois de janvier, en annonçant qu’il quittait l’“alliance présidentielle” (composée du FLN et du Rassemblement national démocratique du premier ministre)… tout en restant au gouvernement.