Cinq ans après le génocide, 3 000 femmes yézidies toujours disparues

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Cinq ans après le génocide perpétré dans le nord de l’Irak par l’État islamique, la situation des Yézidis reste dramatique. La région est toujours instable, les villages ne sont pas reconstruits et 400 000 personnes demeurent dans des camps. Les enfants nés des viols ne sont pas intégrés et ceux qui furent embrigadés rejettent leurs familles.

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Près de 3 000 Yézidies, femmes, jeunes filles ou adolescentes, sont toujours portées disparues après la défaite de l’État islamique (EI) en Irak et Syrie. Et avec elles plusieurs centaines d’enfants. Beaucoup de familles de cette minorité kurdophone voulaient croire que la chute, à la fin du mois de mars, de Baghouz, la dernière grande enclave djihadiste syrienne, près de la frontière irakienne, allait leur permettre de retrouver qui une sœur, qui une fille ou une mère.